Sylvain, turban orange, surgissant de l'ombre — la main près du visage, le regard intense

Le magicien

Une part d'ombres,
une part lumineuse

Sylvain Sluys, magicien-saltimbanque belge, marche depuis des années sur les routes du monde, sa besace pleine de tours et son cœur ouvert à la misère comme à l'émerveillement.

« Mystérieux tel un parapluie sans baleine, mais avec colombe… »

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Sa démarche

Égrener des sortilèges sur son chemin

« Magicien ! Le mot résonne tel un fantôme qui se cogne à un rêve. »

Là où Marco Polo posa ses pas, Sylvain pose les siens. Il joue dans les camps de réfugiés, les écoles délabrées, les bidonvilles, les hôpitaux — souvent bénévolement, toujours pour les enfants. Sa magie n'a besoin ni de scène ni d'électricité : une cordelette, quelques anneaux, une besace usée, et le monde retient son souffle. « Doux tel quelques diablotins végétariens », il sème la joie comme on sème des graines, sans trop savoir où elles germeront.

Puis il rentre. En Belgique, on le retrouve aux anniversaires, aux « fêtes de tous poils et plumes », aux fêtes médiévales, dans les maisons de repos. Le décor change, l'élan demeure : faire passer, d'un regard à l'autre, ce fil invisible qu'on appelle la merveille.

Deux facettes

Contemporain & médiéviste

Deux habits pour une même âme : magicien contemporain un jour, magicien médiéviste l'autre. Le costume change ; l'émerveillement, jamais.

Sous le turban et les sortilèges, un même homme : tantôt bonimenteur d'un autre temps pour les fêtes médiévales, tantôt magicien d'aujourd'hui pour les rues, les écoles et les enfants du monde.

Le voir en spectacle
Joba danse en plein air, devant des enfants, lors d'une halte sur la route d'Orchhâ

À ses côtés

Joba, la danseuse

Sur bien des chemins, une silhouette accompagne le magicien : Joba. Elle danse là où il fait apparaître, et ensemble ils tissent un même spectacle — un peu de grâce, un peu de sortilège. Des écoles birmanes aux résidents de Rixensart, leur duo offre ces instants suspendus dont on se souvient longtemps.

Sylvain en costume, tendant une pomme rouge à des enfants au soleil
La part solaire

« Le magicien a une part d'ombres, une part lumineuse. »

L'ombre, c'est la gravité du monde traversé — la misère regardée en face, sans détour. La lumière, c'est ce qu'il en fait : un éclat de rire arraché à un visage d'enfant, une colombe surgie d'un foulard, un instant où, vraiment, tout devient possible.

La magie, en mouvement

Un éclat de spectacle